Ci-dessous une interview de Isabella Lövin parue sur Novéthic, par Rouba Naaman
Son livre sur la surpêche dans les eaux européennes a bouleversé l’opinion publique suédoise. Avec une enquête quasi exhaustive, elle a réussi à alerter les pouvoirs publics sur l’état des écosystèmes marins en Europe du Nord. Pour Novethic, la journaliste suédoise Isabella Lövin revient sur la situation dramatique de la mer Baltique.
Quelle est la gravité de la situation environnementale de la mer Baltique ?
La mer Baltique a complètement changé de « régime », passant d’un écosystème dominé par le cabillaud à un écosystème dominé par l’anchois. Il faut remettre le cabillaud en haut de la chaine alimentaire. Un article scientifique paru cet été montre que la diminution dramatique du cabillaud a déséquilibré toute la chaine. Les anchois, habituellement chassés par le cabillaud, se multiplient et dévorent le zooplancton. Les algues vertes voient ainsi disparaitre leur principal prédateur, et envahissent la mer. C’est une situation dramatique, y compris économiquement. La population de cabillaud est passée de 700000 tonnes dans les années 80 à 160000 tonnes aujourd’hui. Il y a deux ans, ce chiffre était deux fois moindre. Les estimations du Conseil suédois de la pêche montre qu’en pêchant moins dans les années 80 – en suivant les recommandations scientifiques par exemple – nous aurions pu aujourd’hui pêcher deux fois plus, tout en maintenant des quantités de poisson supérieures aux limites fixées (240000 tonnes dans la Baltique).
Y’a-t-il une chance de rétablir un écosystème normal dans la Baltique ?
L’exemple du saumon le prouve. En janvier 2008, les pays de la baltique ont interdit la pêche avec des filets dérivants. Les résultats se font déjà sentir : les quantités de saumon dans les rivières suédoises ont augmenté significativement. Le problème actuel pourrait être résolu assez vite si les politiciens jouent les bonnes cartes. Grâce à de bonnes conditions hydrologiques, les cabillauds ont pu se reproduire abondamment en 2003 et 2005. Si on laisse ces deux générations se reproduire tranquillement, il y aura de grandes chances pour que l’écosystème de la mer Baltique se rétablisse en quelques années à peine. Cela ne résoudra pas tous les problèmes environnementaux, mais l’écosystème sera stabilisé. La Baltique sera alors moins vulnérable aux agressions extérieures.
Neuf pays bordent la mer Baltique, chacun ayant des intérêts économiques forts. Comment mettre tout le monde d’accord pour sauvegarder l’environnement ?
Les questions environnementales sont débattues notamment dans le cadre de la Commission de protection de l’environnement de la mer Baltique (Helcom). Tout ce qui concerne la pêche est géré par l’Union européenne. Il est évidemment difficile d’arriver à des accords qui supposent que des pêcheurs devront arrêter leur activité pendant un an ou deux. La Suède a essayé d’implanter une telle décision en 2002, lorsque le parti des Verts a convaincu le gouvernement suédois que le cabillaud de la mer Baltique avait besoin d’un moratoire complet d’un an. Mais étrangement, l’UE ne nous a pas laissé faire. Bruxelles a interdit à Stockholm de protéger ses propres cabillauds, sous le prétexte que la politique de pêche est commune à tous les pays de l’UE. Cette mesure aurait donc été « discriminatoire » à l’encontre des pêcheurs suédois, qui n’auraient pas pu exercer leur activité de la même façon que leurs confrères européens. Pourtant les pêcheurs suédois auraient été indemnisés à 100% par les contribuables.
N’aurait-il pas été possible de prendre une telle décision à l’échelle de tous les pays entourant la Baltique ?
Apparemment non. En partie, parce que les pêcheurs de certains pays n’avaient pas l’assurance d’une compensation économique en cas d’arrêt de la pêche du cabillaud, comme le recommandait l’ICES (Conseil international de l’exploration maritime). Tous les Etats entourant la Baltique, excepté la Russie, appartiennent à l’UE. Le Fond européen des pêches (EFF) a beaucoup d’argent, et il serait peut-être possible d’accorder tous les pays sur un moratoire de la pêche au cabillaud. De même, les quotas de pêche sont bien trop excessifs. Pourquoi ? Parce que la Politique commune de pêche n’a pas défini les facteurs socio-économiques à prendre en compte dans la négociation des quotas. Si les Etats membres regardaient les données, ils verraient tout de suite que le coût économique et écologique de la surpêche est bien plus important que son bénéfice économique, à la fois pour les Etats et pour les pêcheurs, dont le nombre continue de baisser.
Il faut donc réduire les quotas de pêche. Mais est-ce suffisant ?
En effet, il faudrait suivre les recommandations scientifiques au sujet des quotas. Mais il faut également réduire les flottes de pêche partout en Europe. Dans la Baltique, la pêche au cabillaud est deux fois trop importante. C’est également une incitation à la pêche illégale : beaucoup de pêcheurs ne gagnent pas assez d’argent avec leurs petits quotas, donc ils “doivent” les dépasser. Le contrôle des bateaux, y compris les petits, doit par ailleurs être plus strict, en utilisant par exemple des satellites ou des cartes grises électroniques. Il faut renforcer les lois, pour ne plus tolérer le vol de la propriété commune que sont les poissons. Pourquoi ne pas instaurer un droit de pêche pour l’industrie ? Cela parait logique, pourtant pour l’instant c’est l’inverse : les contribuables européens payent pour des subventions dédiées à l’industrie de la pêche. Les manifestations des pêcheurs français cet été, pour dénoncer l’augmentation du prix du carburant, sont un bon exemple. L’UE a accepté de leur donner une compensation économique. Sans cela, les bateaux aurait dû rester au port, et les poissons auraient eu une chance de se reproduire. A présent, on subventionne la chasse au dernier poisson comestible.
Faut-il, d’ici là, préférer les poissons d’élevage ?
Les poissons d’élevage végétariens, comme la carpe et le tilapia, sont à privilégier, s’ils sont élevés dans un environnement sûr, de sorte qu’ils ne puissent s’échapper et répandre d’éventuelles maladies. Mais l’élevage de poissons carnivores, comme le poisson et le cabillaud, ne résoudra pas le problème de la surpêche. En effet, pour nourrir un poisson d’élevage de 1 kilo, il faut pêcher 2 à 3 kilos de poisson sauvage, du hareng ou de l’anchois. C’est, en d’autre termes, plus écologique et moins énergivore de manger directement le hareng ou l’anchois.
Tyst hav (“Mer silencieuse” en suédois) d’Isabella Lövin, aux éditions Ordfront.
Source : Novéthic
En attendant la version anglaise (disponible l’année prochaine), deux livres en français pour aller plus loin:
- "Une mer sans poissons", de Philippe Cury, docteur ès sciences, membre de l'Institut de recherche pour le développement, et directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale, basé à Sète
- "SURPÊCHE. L'Océan en voie d'épuisement", de Charles Clover, journaliste et rédacteur en chef au Daily Telegraph
Note : les gains éventuels liés aux annonces google seront reversés intégralement à des organisations de protection de la nature et de lutte contre le réchauffement climatique
mercredi 1 octobre 2008
De l'espoir pour les poissons de la Baltique ?
Film "pour une pêche durable"
www.pourunepechedurable.fr
Vidéo envoyée par WWF_France
Alors que 75% des stocks de poissons exploités sont menacés de surpêche, voici un petit film du WWF pour nous emmener à la "pêche" aux infos et savoir comment agir en tant que consommatrice et consommateur : rendez vous sur le site www.pourunepechedurable.fr
Un commentaire perso cependant : entre une musique façon "dents de la mer" et des images jolies mais assez sombres et angoissantes, le registre joué semble encore celui de la dramatisation et de l'information. J'aurais aimé une version plus positive qui donne envie et non qui fait peur...
Vaste débat que celui des bons leviers à activer pour inciter à modifier nos comportements... Probablement l'objet d'un prochain post, mais je suis curieux de vos réactions à la vue de ce film.
A+
Thomas
mardi 23 septembre 2008
Paniers bio : c'est parti !
Hello
Un post "expérience perso" aujourd'hui : ça y est nous nous sommes mis aux paniers bio ! Nous avons récupéré nos paniers pour la 2e semaine consécutive : 1 panier de légumes et 1 panier de fruits. Panier bio : késako ?
Comment ça marche ?
C'est assez facile... On a choisi "Le Campanier", qui a un point-relais à 2 rues de chez nous. Un coup de fil au point relais avant le jeudi de la semaine et hop, un panier bio nous y attend le mardi suivant. Il ne reste plus qu'à y faire un tour pour le récupérer.
Qu'est-ce qu'on y trouve ?
Cette semaine nous avons découvert des paniers tout jolis tout bio :
- Chou Blanc : Anneville en Saire (Manche)
- Poireau : Frenay-en-Retz (Loire-Atlantique)
- Tomate « Roma » : St Sylvestre sur Lot (Lot-et-Garonne)
- Salade Feuille de Chêne Rouge : Cléder (Finistère)
- Basilic : Palau del Vidre (Pyrénées Orientales)
- Pommes Royal Gala : l’Isle sur la Sorgue (Vaucluse)
- Raisins Italia : Di Licata (Sicile)
- Mandarines Satsumas : Ispica (Sicile)
Et la semaine dernière : Courgettes, Pommes de terre, Butternut, Prunes, Poires, Melon jaune (hummm, délicieux....)
Pourquoi on est devenu fan ?
D'abord il y a la surprise : "qu'est-ce qu'on va trouver de nouveau dans nos paniers aujourd'hui ??"
Ensuite, il y a le plaisir de la découverte : pleins de fruits et de légumes qu'on n'avait pas l'habitude d'acheter, et qu'on découvre ou redécouvre avec plaisir. Les recettes sont faciles à trouver sur Internet ou sur le site du Campanier, et cela devient un jeu d'en découvrir ainsi de nouvelles et de faire la cuisine ensemble !
Enfin ou peut-être surtout, c'est doublement bon pour la santé. Non seulement les produits sont bio, on peut donc les manger sans crainte de pesticides et autres produits chimiques. En plus, on mange beaucoup plus de fruits et de légumes depuis qu'on en a plein à la maison, et ça c'est excellent pour la santé (cf ma nouvelle bible : Anticancer de D. Servan-Schreiber avec lequel, je précise, je n'ai aucune relation).
Alors, combien ça coûte ?
8€ pour les légumes en petit sac (2-3 kg, déjà de taille bien raisonnable) ou 12€ en grand sac (3-4 kg), et 10€ pour environ 3 kg de fruits. Finalement, vu les prix des fruits et légumes en grande distribution ou chez le fruitier, c'est raisonnable. C'est sûr ça fait quand même un petit budget au final, mais on trouve que ça les vaut largement. Notre santé et celle de notre petit bébé qui va bientôt arriver le méritent amplement !
Il y a bien sûr pas mal d'autres sites et réseaux qui font la même chose. Il y a aussi la solution des AMAP, notamment celles où on peut aller ramasser les produits soi-même. D'ailleurs, petit débat dimanche dernier avec une amie qui était justement en train de ramasser des patates bio dans une ferme en région parisienne : mes paniers bio viennent probablement en camion jusqu'au point relais, et le camion c'est pas bio. Mais on va forcément à la ferme en voiture, et à moins qu'elle ne soit électrique, c'est pas bio non plus. Entre les 2, vous avez un avis ?
Pour aller plus loin...
- Mon panier bio
J'attend avec plaisir vos expériences bonnes ou mauvaises à partager ici...
A+
Thomas
lundi 22 septembre 2008
Bio et santé : les Entretiens de Millancay
Bonjour à tous
Je vous parlais dans un post récent de ma lecture passionnée de Anticancer, le bouquin de David Servan-Schreiber. Ma femme et moi nous sommes donc mis au sirop d'agave (formidable), au curcuma (quoiqu'on a pas encore tout à fait pris l'habitude de l'utiliser), et on continue à manger de plus en plus de poisson (c'est bon !). Ma cousine m'a arraché le livre et l'a elle aussi dévoré, et je le passe ce week-end à papa-maman, forcément.
Inutile de préciser donc que je serai fidèle au poste aux 17e Entretiens de Millancay. Sur le thème "Santé et modes de vie : les médecines et l'alimentation du futur", ce sera parait-il la grand-messe du bio et de la santé pendant 3 jours, les 3, 4, 5 octobre : conférences, ateliers, déjeuners bio gastronomiques (s'il-vous-plait), et comme intervenants Dr Dominique Belpomme, Philippe Desbrosses, Dr Dominique Eraud, Jean-Marie Pelt, Patricia Ricard, Dr David Servan-Schreiber, Patrick Viveret, etc... Que du beau monde quoi ! Pour tout savoir sur le programme, les tarifs et l'accès à Millancay, rendez-vous sur Intelligence Verte. Alors, existe-t-il un mode de vie anti-cancer ? Réponse à Millancay !
A voir également :
- ARTAC du Dr Belpomme, cancérologue à l'hôpital Georges Pompidou
- Le post sur Autour du Bio
A noter enfin l'initiative de Monoprix qui met en vente en ligne sa gamme de produits bio : lire l'info sur Cdurable
A bientôt
Thomas
PS : On pourrait par exemple organiser un covoiturage depuis Paris, faites-moi signe si intéressés !
mardi 16 septembre 2008
Aldabra, expo sublime jusqu'au 9 novembre
Bonsoir
Un post rapide ce soir pour partager avec vous mon sentiment d'émerveillement lors de la visite de l'exposition sur l'atoll d'Aldabra au Jardin des Plantes à Paris, que j'annoncais dans mon post du 31 mai dernier.
La rotonde de la ménagerie du Jardin des plantes est un lieu assez compact et intime. Ronde rotonde qui rappelle la rondeur de l'atoll mis à l'honneur. Les photos d'Aldabra, souvent en grand format, sont absolument sublimes, tant par leur composition que par la qualité de leur tirage. L'exposition utilise plusieurs formats pour communiquer la richesse de la biodiversité sur ce petit atoll : photos, textes, videos, ordinateur, etc, ce qui la rend à la fois ludique et instructive. En clair, j'ai adoré et je la conseille à tous les amoureux de la nature.
Quelques liens pour aller plus loin
- Photosapiens : informations sur l'expédition, Li Edelkoort, la réalisatrice de l'exposition, et Danny Ellinger, responsable de l’expédition et directeur de l’agence Foto Natura
- L'article de Neoplanète
- Le dossier de presse
- Le site de la Aldabra Foundation : photos et infos
Et un clin d'oeil ;-)
Thomas
mercredi 10 septembre 2008
Les dates de la rentrée écolo à Paris et ailleurs
Bonjour bonjour,
Voici quelques grandes dates de la rentrée écolo : salons, conférences, etc. Je ne prétends pas à une liste exhaustive, n'hésitez pas à en ajouter d'autres...
A Paris
- L'Université de la Terre : 18-19 octobre 2008 à l'Unesco sur le thème "Réinventer le progrès"
"Créée à l’initiative de François Lemarchand, Président-fondateur de Nature & Découvertes, en partenariat avec le groupe Les Echos, l’Université de la Terre a été inaugurée en novembre 2005," (NB: à laquelle j'avais eu la chance d'assister) "Rendez-vous de la connaissance, elle invite des dirigeants d’entreprise, des scientifiques, des économistes, des politiques, des hommes de religion, des sociologues, tous conscients des défis majeurs qui menacent notre planète, à témoigner et à partager leur expertise, leur vision du monde d’aujourd’hui et de demain."
Ouverte à tous, l'Université de la Terre accueille cette année ne vingtaine de conférences et débats, où participeront 50 personnalités dont Jacques Attali, Christian Blanc, Mick Bremans (Directeur Général d'Ecover), Patrick Haas (PDG de BR France), Yannick Jadot (Greenpeace), Chantal Jouanno (Présidente de l'Ademe), Elisabeth Laville (Utopies), Maria Nowak (ADIE), Serge Orru (Directeur Général du WWF France), Pierre Rabhi ou encore Patrick Viveret (Philosophe, conseiller-maître à la Cour des Comptes).
Salon Marjolaine : 8-16 novembre 2008 au Parc Floral
Bio et développement durable : "Marjolaine, l'événement incontournable de la bio et de l'éco-consommation répond aux besoins de ceux qui ont décidé de faire un autre choix de vie et de société. " C'est le grand frère du salon Vivre Autrement de mars dernier qui était déjà une réussité... et un plaisir.
Le bon plan : entrée à tarif réduit en s'inscrivant sur le site du salon !
A Barcelone
- Congrès mondial de la nature de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) : 5-14 octobre 2008
"Plus de 8,000 personnalités, des décideurs du monde entier dans le domaine du développement durable : des gouvernements, des ONG, des entreprises, des agences des Nations Unies et des universités, seront réunis en un seul lieu, pendant 10 jours, pour débattre, partager, travailler en réseau, apprendre, s’engager, voter et décider. Les objectifs : des idées, des actions et des solutions pour un monde durable et divers." En revanche pas évident d'y assister quand on ne fait pas partie d'une délégation officielle, c'est un peu cher ;-)...
2 salons sympa à Nantes (pourquoi Nantes ? ben pourquoi pas ?)
- Salon Zen et Bio : 10-12 octobre 2008 au Parc Expo La Beaujoire Hall 2
- Salon de l'habitat sain et des énergies renouvelables : 14-16 novembre 2008 au Parc Expo La Beaujoire aussi
A bientôt
Thomas
mardi 26 août 2008
Lectures de vacances : Ishmael, Anticancer, Kalahari
Ce que j'adore en vacances, c'est d'avoir le temps de bouquiner tranquille, d'enfiler les livres, ce qui n'est pas toujours évident à caser dans le rythme normal de nos vies modernes. Je vous propose ici une petite sélection de 3 livres ayant retenu mon attention cet été.
Ishmael
"L'homme disparu, y aura-t-il une chance pour le gorille ?" C'est la question que pose Ishmael, le gorille qui parle que Daniel Quinn a choisi pour nous faire réfléchir sur la place et le rôle de l'Homme sur la Terre. En un peu plus de 200 pages que j'ai dévorées en 2 jours, Ishmael revisite l'histoire de l'agriculture, celle d'Abel et Caïn, de l'Arbre de la connaissance, et surtout compare, ou plutôt oppose, la conception que nous avons du monde dans notre civilisation, et celle des peuples dits "primitifs" (un terme que personnellement je déteste).
Voilà un regard profond et différent sur la triple crise que nous vivons en ce moment (crises écologiques, financières, et de civilisation, selon Patrick Viveret), et qui parvient à expliquer pourquoi les fondements de notre rapport à la nature rendent si compliqués de la respecter.
A voir également : le site du Produit Intérieur Doux
Anticancer
"Nous avons tous des milliers de cellules cancéreuses en nous, mais elles restent inoffensives, sauf quelques unes qui se mettent à croître démesurément et deviennent un cancer. [...] Si on avait voulu inventer un mode de vie favorisant la croissance du cancer, on n'aurait pas fait mieux que le mode de vie occidental."
David Servan-Schreiber est un médecin français exercant aux Etats-Unis : chercheur en neurosciences, chercheur en neurobiologie, créateur et directeur du centre de médecine intégrée à l’université de Pittsburgh où il enseigne en qualité de professeur clinique de psychiatrie. Atteint d'un grave cancer au cerveau il y a plusieurs années, DSS nous raconte sa découverte de techniques complémentaires à la médecine moderne pour prévenir et guérir le cancer, c'est-à-dire pour maintenir ces cellules cancéreuses sous contrôle. Ainsi les quatre points suivants : nous prémunir contre les déséquilibres de l'environnement ; ajuster notre alimentation ; guérir nos blessures psychologiques ; établir une relation différente à note corps.
Ne vous laissez pas rebuter par les aspects "pavé" et "médical" de ce livre. Je ne m'y attendais pas, mais j'ai enfilé les pages de ce livre en quelques jours à peine. Non seulement le sujet est passionnant, c'est de plus fort bien écrit, avec de nombreux exemples concrets, ce qui rend la lecture fluide et agréable, accessible à tous. Et hop me voilà en train de boire du thé vert (pour ses anti-oxydants), à acheter mon sirop d'agave (moins de sucres inflammatoires) et mon curcuma (anti-inflammatoire)au BIOCOOP, et à choisir des produits laitiers Bleu Blanc Coeur (pour leur équilibre oméga-3 / oméga-6). Une révélation.
A voir également :
- son précédent livre : Guérir
- le site Internet : Anticancer
- trouvez le magasin BIOCOOP près de chez vous
Kalahari
Oubliez tout de suite l'idée que vous vous faites du parfait livre de vacances : amour et suspense. Le rythme est lent, comme un hommage à ces petits hommes du mythique désert de Kalahari au Botswana, les Bushmen ou Bochimans, qui y vivent depuis des (dizaines) des milliers d'années, rendus célèbres par le film "Les Dieux sont tombés sur la tête" en 1980 (6 millions d'entrées en France). Lent comme l'avancée de l'expédition de Laurens van der Post à la recherche des Bochimans. Mais le récit est un régal pour qui aime le désert comme moi, et empreint d'admiration pour le mode de vie développé par ces hommes au cours des millénaires pour survivre dans un endroit où nous ne survivrions pas une nuit.
Un bel hymne à la relation intime que certains peuples ont conservé avec la Terre.
Pour plus d'infos :
- Les Bochimans sur Wikipedia
- Le site de Survival international
A bientôt, je me lance dans Philippe Descola "Par delà nature et culture" !
lundi 14 juillet 2008
Le poisson c'est bon : Findus se met à la pêche responsable
Salut chers lecteurs
On est tous très rapides pour sauter sur le dos d'un industriel accusé de greenwashing, alors sachons également reconnaitre les initiatives dignes de louanges.
C'est pourquoi je ne résiste pas à partager avec vous ces trois pubs presse de Findus, célèbre marque de surgelés. Findus a décidé depuis l'année dernière de ne proposer que des poissons issus de pêcheries certifiées durables par le MSC (Marine Stewartship Council). Heureusement il y a...


Les produits certifiés MSC sont reconnaissables grâce à ce logo.
C'est le label frère du FSC pour les forêts gérées de façon resmponsable, un peu plus connu en France. Le MSC est un label privé lancé il y a une dizaine d'années à l'initiative d'Unilever et du WWF, et qui a pris son indépendance depuis. Le label certifie pour un pêcherie donnée et une espèce donnée que l'activité de pêche est durable, selon trois principes principaux
- Principe 1: La condition des stocks de poisson
Vérifier qu’il y a suffisamment de poisson pour assurer la viabilité de la pêcherie.
- Principe 2: L'impact de la pêche sur le milieu marin
Examiner l'effet de la pêche sur l'écosystème marin, y compris d'autres espèces de poisson non pêché, des mammifères et oiseaux marins ou les habitats.
- Principe 3: Le système de gestion de la pêcherie
Ce principe évalue les règles et procédures en vigueur dans la pêcherie, ainsi que leur application, afin de maintenir la viabilité de la pêcherie et de minimiser l'impact sur le milieu marin.
Pourquoi un label ?
Parce que selon la FAO, 52% des stocks de poissons sont exploités à leur maximum, ce qui signifie qu'ils sont pêchés au maximum de leur capacité biologique ; 24% sont sur-exploités, épuisés ou en en cours de récupération ;
21% sont modéremment exploités ; seulement 3% des stocks mondiaux de poisson sont sous exploités. Parmi les espèces menacées d'effondrement de leur population et donc d'extinction: les requins, le cabillaud d'Atlantique, le saumon sauvage d'Atlantique et le tristement célèbre thon rouge de Méditerrannée.
Il est dommage de constater qu'à l'heure actuelle, aucune pêcherie française n'est certifiée MSC, et 5 sont candidates, dont la Langouste de Corse et la Langoustine du Golfe de Gascogne. L'initiative de Findus est à ce sujet d'autant plus intéressante que l'entreprise souhaite aider financièrement la première pêcherie française à financer le processus de certification.
Pour finir, quelques petits "conseils" pour nos achats quotidiens de produits de la mer:
- "chez le poissonnier, le poisson est moins emballé", contrairement aux portions pré-emballées dans des barquettes plastiques (rappel: plastique=pétrole=carbone !)
- "durable, c'est plus agréable": priorité aux produits labellisés (MSC ou autre label) et aux espèces non menacées (voir les guides du consommateur WWF/MSC et Greenpeace)
- "à pied c'est meilleur pour la santé", et c'est plus agréable de faire ses courses à pied dans le centre-ville que dans les supermarchés
Quelques liens
- Le site WWF/MSC "Pour une pêche durable" où vous pourrez télécharger le guide du consommateur sus-cité
- Le focus de la FNH sur les océans
- Le blog de Greenpeace sur les océans, où est disponible leur guide éco-conso des espèces menacées, au nom pétillant de "Et ta mer t'y penses"
Sur ce, bon 14 juillet !
Thomas
PS: Une idée pour les vacances : allez nager avec les baleines ! Voilà le site de Whaleswim. J'y étais l'année dernière, je peux vous renseigner si besoin sur l'organisation, les billets d'avion etc
vendredi 11 juillet 2008
Changement climatique: l'effet de 5 petits degrés...
Voici enfin la réponse au sondage que je vous proposais/ Je vous rappelle la question posée : "Quelle est la différence moyenne des températures sur Terre entre 2008 et la dernière période glaciaire ?"
Les résultats du sondage, en % des répondants
+2°C : 15%
+5°C : 20%
+8°C : 25%
+12°C : 40%
Et la réponse est... 5°C petits degrés seulement : la température moyenne de la Terre aujourd'hui n'est que 5°C supérieure à la température moyenne lors de la dernière glaciation.
Explications
En fait la température moyenne à la surface du globe varie très peu. Elle est extrêmement stable dans les régions tropicales et équatoriales, beaucoup plus variable dans les régions polaires. Ainsi le +5°C en moyenne est plutôt de l'ordre de +10 voire +15°C aux pôles, qui expliquent des glaciers jusqu'en Angleterre en période glaciaire, et un Groenland vert en période de réchauffement (comme au début du 2e millénaire lorsque les Vikings s'y sont installé, d'où le nom de Groenland ("Pays vert").
C'est pourquoi lorsque le GIEC annonce un réchauffement moyen a minima de 2°C, et plus probablement entre 3°C et 6°C, c'est très important.
Si -5°C nous ramènent à une ère glaciaire, où nous emmènent +5°C ?
Force est de constater qu'aucun humain ne possède la réponse, pour la bonne raison que depuis 800 000 ans, cette température n'a jamais été constatée, dixit les carottes glaciaires étudiées. L'homme "moderne" étant apparu il y a 40 000 ans (date à laquelle il a supplanté Néandertal), l'homme n'a jamais connu de situation analogue...
Et pour terminer, je citerai Jean Jouzel, que j'ai eu le plaisir d'écouter récemment à une conférence sur les réfugiés climatiques : "En plus, l'inertie du système est telle que le climat des années 2020-2030 est déjà joué". Nous influons donc en ce moment sur la décennie 2030-40, il est d'autant plus urgent de modifier nos comportements, et à vrai dire, réussir au plus vite la transition vers un nouveau modèle de société "zéro-carbone".
Comme toujours, au plaisir de vous lire
Thomas
mardi 10 juin 2008
"Faisons vite ça chauffe": un tournant dans les campagnes de sensibilisation ?
Salut !
C'est le retour depuis le 3 juin dernier de la campagne "Faisons vite ça chauffe" de l'Ademe. Un nouvel axe de communication pour nous sensibiliser sur deux sujets chauds et nous faire économiser l'énergie : la maison et la voiture. On constate la disparition de la petite grenouille sympathique de la première campagne (déjà victime du réchauffement climatique ?), pour faire place à l'animation, décidément très à la mode en ce moment !
Les deux vidéos sont ici
On remarque également un nouveau ton de communication, très black & white avec deux visions du monde opposées : le joli monde de la bonne action contre le monde effrayant et hostile de la mauvaise action. C'est relativement nouveau après la 1ere campagne gentillette. Il sera intéressant de suivre les retombées de la campagne et de voir quel niveau de persuasion elle atteint ! Qu'en pensez-vous ?
Affaire à suivre....
Pour aller plus loin :
- Le site de la campagne : ici
- Le quizz de l'Ademe "quelle eco-consommatrice êtes-vous ?", vu sur Aboneobio
mardi 3 juin 2008
Du bio au bureau !
Ca y est, le bio débarque au bureau. Finis les plateaux-repas où une montagne d'emballages en plastique s'amoncelle au fur et à mesure que notre estomac se repait : couverts en plastique emballés individuellement, petite salières individuelles, etc. Ca ne vous coupait pas l'appétit vous ?
Heureusement, une nouvelle génération de traiteurs débarque. Ethique, bio, recyclable, équitable, tout y est. Ouf, ça fait du bien, et ça donne envie :
- Té, le Traiteur éthique, dont les visuels sublimes donnent déjà l'eau à la bouche
- Déjeuner livré, aux plateaux qui font voyager : riz violet parfumé du Laos, ananas du Costa Rica ou encore sucre de canne bio Mascobado des Philippines, le tout équitable bien sûr
- Ethique & Toques, à Paris, Lyon et Blois
A+
samedi 31 mai 2008
Vers un GIEC de la biodiversité !
La conférence de l'ONU sur la biodiversité s'est achevée à Bonn. Au-delà des quelques mesures proposées, comme la création de zones protégées en haute mer, la grande nouvelle est l'annonce de la création prochaine d'un GIEC de la biodiversité. Il faudra attendre novembre pour son lancement.
Lorsque l'on voit le rôle clé joué par le GIEC dans la prise de conscience internationale sur le changement climatique, récompensé par le Prix Nobel en 2007, on ne peut que se réjouir que la biodiversité emprunte les mêmes voies. Même si la tâche sera peut-être encore plus ardues, comme les indicateurs de mesure de la biodiversité restent encore à inventer (cf post ci-dessous)
Retrouvez le communiqué de presse à l'issue de la conférence de Bonn : ici
Une petite vidéo pour la route
Rendez-vous sur le site du Museum d'Histoire Naturelle pour plus d'infos sur trois expos superbes en ce moment au Jardin des Plantes à Paris : "Biodiversités, nos vies sont liées", "Aldabra, trésor de la biodiversité", "Incroyables cétacés"
A noter enfin le magnifique article sur Aldabra dans le blog de GEO
Au plaisir de vous lire...
jeudi 22 mai 2008
Aujourd'hui, c'est la Journée internationale de la biodiversité
C'est l'occasion de revenir sur ce qu'on appelle la biodiversité, en quoi c'est important, les enjeux actuels et les sujets d'actualité. Selon Einstein, "si les abeilles disparaissent, l'homme n'a plus que 4 années à vivre".
La biodiversité, késako ?
C'est Alain Bougrain-Dubourg lui-même qui le disait à la Cité de la réussite début avril : "La biodiversité, ce n'est pas que les petits oiseaux". Le concept de
« biodiversité », proposé en 1985 par Walter Rozen, a bénéficié d’une grande notoriété à partir de 1992, date de la Conférence de Rio et de la ratification de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). De l’échelle moléculaire à l’échelle de la biosphère, la biodiversité regroupe les populations, les écosystèmes, et les interactions entre tous les acteurs du système.
Des systèmes essentiels mais méconnus
L'homme tire en effet de nombreux services de la nature, les estimations variant grandement entre 40% du PIB mondial et plusieurs multiples de celui-ci. La sémantique a d'ailleurs son importance ici, puisqu'on entend souvent que la "nature fournit des services". Or la nature ne "fournit" rien, c'est l'homme qui en tire/en extrait ce dont il a besoin.
La complexité du vivant fait que les écosystèmes sont par ailleurs fort méconnus. Non seulement l'homme a tendance à préférer les raisonnements de type linéaire ou action/réaction aux raisonnements systémiques plus complexes à appréhender, mais la mesure est difficile et les indicateurs pour l'instant inexistants.
Comment mesurer la biodiversité ?
On a réussi à définir une mesure standard du réchauffement climatique : il s'agit du CO2 équivalent, mesuré comme concentration dans l'atmosphère (ppm) ou comme émission (la tonne), qui permet de normer le pouvoir réchauffant de différents gaz à effet de serre comme le méthane ou le CO2. Par ailleurs, les conséquences sont également mesurables : température, hausse du niveau des mers sont des mesures maîtrisées voire observables par chacun.
En revanche rien de similaire pour la biodiversité. Combien vaut un éléphant ? Quel est l'impact de la disparition probable des ours polaires et des orang-outans ? Peut-on compenser la disparition d'un tigre par 50 souris ? C'est le sujet brûlant d'actualité, sous le feu des projecteurs depuis qu'un cormoran a été évalué à 30€ lors du procès de l'Erika.
Certains proposent l'hectare comme unité de mesure. Si cela semble envisageable au niveau d'un territoire relativement homogène (par exemple la France ou l'Europe), 1 hectare français est-il comparable à 1 hectare brésilien ? (alors qu'une tonne de CO2 a le même impact quel que soit le lieu d'émission)
Et pourtant, la biodiversité est en danger
L'homme est en effet responsable d'un rythme d'extinction des espèces environ 100 fois plus élevé que la moyenne constatée historiquement. Nous risquons une 6e vague d'extinction aux conséquences imprévisibles, dont la cause est d'origine humaine :
- Destruction ou dégradation des écosystèmes (déforestation, pollution des sols et des eaux, fragmentation des habitats…)
- Exploitation non durable de la biodiversité (chasse, braconnage, pêche, cueillette…)
- Invasions d’espèces étrangères (telles que certaines algues ou espèces cultivées envahissantes…)
- Réchauffement climatique qui perturbe les cycles biologiques des espèces. On a ainsi constaté que les espèces de montagne s'élevaient de plus en plus. Or, une fois au sommet, ces espèces seront prisonnières et condamnées...
Les solutions existent, il ne tient qu'à nous....
- De manger bio et de choisir des espèces peu polluantes et sans danger d'extinction
- De consommer des produits à emballage réduit (en évitant le jetable et les doses individuelles ; en faisant ses courses chez les commercants (en plus c'est plus sympa), notamment pour la viande et le poisson)
- De choisir des produits ne contenant pas d'huile de palme et autres ingrédients notoirement néfastes à l'environnement par leur mode de production
- De limiter nos dépenses d'énergie et nos émissions
Pour aller plus loin
- La Caisse des Dépôts a créé le premier Fond de compensation de la biodiversité
- La Convention sur la Diversité Biologique
- L'Institut Français de Biodiversité, avec un rapport remarquable sur les enjeux liés aux indicateurs de la biodiversité
- Le Millenium Ecosystem Assessment
Et pour s'émerveiller encore et toujours grâce à deux des plus grands photographes animaliers actuels
- Big Animals de Amos Nachum
- Frans Lanting
Voilà beaucoup de sujets sur lesquels j'adorerais discuter avec vous ici.
Thomas
mercredi 21 mai 2008
Bienvenue à Nature Humaine
Un post rapide pour souhaiter la bienvenue à Nature Humaine, l'association créée par Thierry Thouvenot et Séverine Millet.
Nature Humaine se propose d'être un "creuset où sciences humaines et écologie peuvent se rencontrer pour faire émerger une réflexion originale sur notre relation à la nature et à notre propre nature". L'Association souhaite étudier "la prise en compte des facteurs humains (psychologiques, culturels, sociologiques,...) pour comprendre la crise écologique et passer à l'action" et "d'explorer cet espace au sein duquel se trouve la source principale des déséquilibres écologiques : notre vision du monde, notre relation à la nature, nos émotions, nos désirs, notre histoire,..."
Retrouvez sur le site de l'Association la première newsletter consacrée aux "Moteurs de l'action" !
Bravo à Thierry et Séverine pour cette superbe initiative !
Thomas
jeudi 1 mai 2008
Créativité et développement durable : le bon mélange
Maintenant que la société civile s'est emparée (enfin) du sujet, ça y est le développement durable est partout : à la radio, dans les journaux TV, sur la blogosphère évidemment, il suffit d'ouvrir n'importe quel magazine pour voir mêlés articles (forcément de fond), appels à la prise de conscience, les bons plans écolos pour consommer tout autant mais mieux (!), et bien sûr le greenwashing, qui mérite sans conteste le César du meilleur premier rôle. Au-delà, j'ai été frappé de constater que cette vague verte fait germer chez l'homme toutes sortes de créations, du génie créatif le plus pur au greenwashing le plus méprisable.
Les Jedi créatifs au service de la planète
Je ne cesse d'être émerveillé par la puissance créative du développement durable et des thèmes qui y sont rattachés. Le génie créatif humain semble décuplé par la combinaison entre valeurs et moyens limités.
Les films d'animation sont à l'honneur. Surfant sur les succès mondiaux de Nemo, Ratatouille et autres Roi Lion, les animaux font recette, autorisant l'attendrissement, l'humour, et un discours non moralisateur.
Il y en a une dizaine d'autres tous aussi géniaux, drôles et craquants sur AnimalsSaveThePlanet, par les réalisateurs de Wallace et Gromit
C'est aussi une manière intelligente et peu coûteuse de parler des enjeux planétaires sans être obligé d'aller filmer depuis la station spatiale internationale
Au-delà, la créativité de nos créatifs semble stimulée par les scenarios 'catastrophe', filon parfaitement exploité par les WWF du monde
Les films cultes aussi sont en train d'être revisités pour notre plus grand bonheur, cf "Easy on the Meat Royale" un peu plus bas sur ce blog, en hommage à Pulp Fiction. A quand Fargo, Le Parrain et Star Wars ?
Concernant l'origine de ces créations, beaucoup de contributions du Royaume-Uni, des Etats-Unis et du Brésil, mais on se demande où peut bien être passée la France...
Enfin, façon moins animée, le vert fait pousser de nombreux sites originaux se proposant d'encourager le passage à l'action à travers nos petits gestes quotidiens :
- 50 Ways to Help the Planet
- Earth Fire Ice
- La très esthétique campagne Greenpeace 'Do you know what you eat?'
- Et un petit site marrant mais qui ne sert à rien : Breathing Earth
Les Darth Vador du greenwashing
Je n'ai pas très envie de parler greenwashing, tout ou presque a déjà été dit. C'est un sujet délicat car il est difficile de désigner les responsables. Les agences de communication n'ont de toute évidence ni les compétences ni la légitimité pour être seuls juges des qualités environnementales des produits et services dont ils vantent les mérites.
Au-delà des évidences (classiquement de nombreuses pubs automobiles, quels sont les critères objectifs pour décider de la 'greenitude'? Un produit est-il green parce qu'il est 100% green comme Ecover ? Faut-il pour autant refuser de reconnaître les bonnes actions qui vont dans le bon sens, même si elles sont (peut-être) moins abouties, cf les engagement d'Unilever ? (cf l'excellent post de Veille2Com sur le sujet). Le public et les ONG ont donc investi cet espace en exploitant les possibilités collaboratives du Web 2.0 : Affichez le CO2, Greenwashing index
Pour l'instant, il incombe au consommateur de faire les bons choix, mais cela ne concernera jamais qu'une fraction infime de la population. Quels seront les impacts et la portée de la charte de bonne conduite signée le 11 avril dernier entre le MEEDDAT, par le BVP et l'interprofession publicitaire (AACC, UDA) et de la charte d'engagements de l'UDA ? Affaires à suivre...
J'attends vos commentaires sur tous ces points !
A+
Vu sur Culture Buzz, NeoMansLand
PS : n'oubliez pas de participer à l'éco-défi de la FNH, ici

