La semaine dernière, la CITES n'a pas voté l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 interdisant son commerce. Passé la déception, cette décision provoque en moi une grande lassitude...
No limits
Encore une fois l'homme aura échoué à fixer lui-même les limites à son expansion et à sa domination. Un petit groupe a réussi à faire passer ses intérêts avant ceux de la majorité. J'entends bien sûr parler de ceux à qui une interdiction de la commercialisation du thon rouge aurait pu nuire sur le plan économique, et qui représente une micro-minorité face aux 7 milliards que nous sommes désormais. Et ne nous voilons pas la face, ce sont bien des "démocraties" qui ont ainsi dicté leur loi : Japon, Canada,...
La planète est finie mais les ambitions de l'homme infinies, et cette décision vient confirmer que malgré les Al Gore, Nicolas Hulot, WWF et autres, il est impossible de prendre des décisions nous limitant aujourd'hui pour pouvoir encore vivre demain... Et ce même lorsque les décisions à prendre sont aussi faciles et indolores que le thon rouge.
Indolore et sans conséquences
Oui, je dis que c'était facile à prendre. Quelles étaient les conséquences vitales pour l'homme de l'interdiction du thon rouge ? Absolument AUCUNE : personne ne serait mort ni n'aurait moins bien vécu, à part ce petit groupe dont je parlais ci-dessus. Manger du thon rouge n'est pas un besoin vital et essentiel de l'homme. C'est un luxe, un superflu dans cette société d'abondance que certains connaissent. Le message que nous venons d'envoyer est donc bien que l'humanité ne sera pas prêt à se limiter, même sur des choses superflues.
De là à penser que l'humanité ne sera pas non plus capable de se limiter sur les sujets autrement plus vitaux que sont l'énergie, l'alimentation ou les transports, il n'y a qu'un pas que je franchis bien volontiers... et avec tristesse et pessimisme...
Thomas
Note : les gains éventuels liés aux annonces google seront reversés intégralement à des organisations de protection de la nature et de lutte contre le réchauffement climatique
lundi 22 mars 2010
No limits
mercredi 27 janvier 2010
Sortie en salles de "OCEANS"
Aujourd'hui 27 janvier, l'évènement marquant est la sortie en salles du nouvel opus de Jacques Perrin (et Jacques Cluzaud) sur la nature : Océans.
Un nouvel opus
Après les insectes (Microcosmos) et les oiseaux (Le Peuple migrateur), Jacques Perrin nous emmène au coeur des océans, au plus près de leurs habitants, pour nous faire ressentir une émotion comme rarement une caméra en aura capturé. 3 ans de préparation et 4 ans de tournages parfois en conditions extrêmes nous permettent de nous émerveiller désormais devant la beauté infinie de la nature.
A point nommé
2010, vous le savez, c'est l'année internationale de la biodiversité. Ce sera également sans aucun doute une année importante pour l'avancée de la pêche durable en France :
- 1ere pêcherie française éco-certifiée MSC : pour bientôt
- Pour la 1ere fois en France, "Les jours bleus", une action de sensibilisation à la pêche durable et à la promotion du MSC, orchestrée par Carrefour et avec Labeyrie, Connétable et Findus : ici, qui début aujourd'hui et jusqu'au 23 février
Voilà une bien belle façon de commencer l'année que cette "symphonie marine", merci M. Perrin.
Pour aller plus loin, le site du film, sublime : http://oceans-lefilm.com/
Pour aller voir le film, sur Allocine
mercredi 23 septembre 2009
Pas de coup de "thonerre" pour le thon rouge
Le thon rouge ne sera pas sauvé par l'Europe, article du Monde du 21.09
Alors que la population de thon rouge apparaît décimée par la surpêche, ce poisson ne sera pas sauvé par l'Union européenne. Les gouvernements de l'UE étaient appelés lundi à se prononcer sur une proposition de la Commission européenne visant à en interdire tout commerce, et donc toute pêche. Proposition qu'ils ont rejetée.
Avant le vote, la Commission avait pour sa part "exprimé ses vives préoccupations quant à l'état des stocks qui déclinent rapidement après des décennies de surpêche". Tous les pays riverains de la Méditerranée se sont prononcés contre l'interdiction. "Il n'y a pas eu de vote formel, mais un tour de table au cours duquel la Commission a compris que sa proposition n'aurait pas la majorité", a-t-on précisé de source diplomatique.
Bruxelles proposait de coparrainer une proposition de Monaco d'inscrire le thon rouge, pêché surtout en Méditerranée, sur l'annexe I de la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), à titre provisoire, en attendant les prochaines évaluations scientifiques de l'état des stocks de thon. De nouvelles informations sur l'état des ressources seront publiées lors de la prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l'Atlantique (Iccat), prévue en novembre.
Lors du tour de table, de nombreux Etats ont estimé qu'il était "prématuré pour l'UE de coparrainer cette proposition" et qu'il valait mieux attendre "et écouter les scientifiques", a précisé un diplomate sous couvert d'anonymat. Une fois l'avis des scientifiques publié en novembre, la Commission aura encore le loisir de faire une nouvelle proposition aux gouvernements européens, a-t-il estimé.
"C'est désormais à l'Iccat d'assumer sa pleine responsabilité pour assurer la reconstitution des stocks de thon rouge", a commenté le commissaire européen à la pêche, le Maltais Joe Borg, tandis que son collègue en charge de l'environnement, le Grec Stavros Dimas, a dit "regretter" le blocage des gouvernements européens.
L'organisation écologiste Greenpeace a appelé les gouvernements européens à "écouter les scientifiques". "L'attitude bornée des gouvernements méditerranéens risque de conduire à l'extinction du thon rouge et de laisser les pêcheurs les mains vides en quelques années à peine. Mais des pays comme Malte et l'Espagne sont de plus en plus isolés", a commenté Saskia Richartz, responsable européen pour les océans chez Greenpeace.

