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jeudi 18 février 2010

Magique "Oceans"

Oceans est sorti en salles le 27 janvier dernier. Au-delà de l'émerveillement instantané dans la salle, j'ai eu besoin de ces quelques semaines pour assimiler et prendre la mesure de la beauté absolue des images que nous ont offert Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.

C'est pourtant un sujet, la mer et ses habitants, qui a déjà été beaucoup travaillé en documentaire et au cinéma, et pas de grands réalisateurs : Le monde du silence (Cousteau), Atlantis (Besson), La Planète Bleue (BBC), pour n'en citer que quelques uns. Et pourtant Océans parvient à renouveler le genre, à proposer des images absolument inédites, et l'on comprend aisément les 7 années de préparation+tournage nécessaires à la réalisation de cette oeuvre.

Qu'ai-je tellement aimé ?
- Les images inédites comme la migration des araignées de mer en Australie
- Le lien parfois teinté d'intimité que le film parvient à nouer entre le spectateur et l'animal, lui-même parfois si humain : j'ai craqué pour le bébé phoque qui regarde pour la 1ere fois sous l'eau avant de se jeter, et j'ai craqué pour la maman morse tenant son jeune bébé hors de l'eau. Ce film permet de recréer ce lien, et ce n'est pas un hasard que j'aie craqué en priorité pour des mammifères. En effet, les cerveaux des mammifères ont cette similarité que tous sont capables d'émotion (désolé pour ce raccourci, pour un traité plus scientifique, voir David Servan-Schreiber, "Guérir", chapitre 11). Emotion, voilà le maître-mot de ce film.
- L'originalité ludique ce certaines scènes comme le combat entre le crabe et la "quill"
- L'unicité d'images qui font parfois croire à une mise en scène, mais évidemment comment mettre en scène une rascasse ??

Faut-il s'étonner de cette beauté pure, alors que tant de professionnels y ont contribué ? Pour n'en citer qu'un seul, Pascal Kobeh, grand photographe sous-marin, dont vous trouverez référence à un de ses livres dans la rubrique de droite "Bio-tiful... Beaux livres" ?

Alors pour ceux qui n'y sont pas allés, il n'est pas trop tard : la liste des salles ici.

Pour ceux qui l'ont vu, il est possible de prolonger l'aventure
- à l'exposition "Océans" au Jardin d'acclimatation à Paris jusqu'au 10 mars
- à l'aquarium de la porte Dorée, Paris encore, exposition "Dans le sillage des requins"
- Le site du film

Enfin, le film pose la question suivante : comment faire pour contribuer à protéger les océans. Son rôle étant d'éveiller les consciences, impossible de lui reprocher de ne pas apporter de solutions. Je vous soumet donc quelques propositions :
- acheter/manger des produits de la mer issus de la "pêche durable" et identifiés comme tels par un éco-label, de préférence l'éco-label MSC, et sans se contenter d'un label "qualité" ou "pêche française", ce qui est autre chose. La crevette fait partie des produits de la mer ayant le plus d'impacts négatifs sur l'environnement (par exemple la disparition des mangroves), il est particulièrement important de bien la choisir.
- idem sur les produits de l'aquaculture : "aquaculture durable" ou "bio" doivent être préférés
- soutenir les ONG de protection de l'environnement, qui luttent pour la préservation des ressources et des éco-systèmes marins
- contribuer à limiter les pollutions marines, qui sont souvent issues de ce que nous tous rejetons dans les fleuves qui, comme chacun sait, se déversent ensuite dans la mer.

Sur ce, j'attends avec impatience vos commentaires.

Thomas

mercredi 27 janvier 2010

Sortie en salles de "OCEANS"

Aujourd'hui 27 janvier, l'évènement marquant est la sortie en salles du nouvel opus de Jacques Perrin (et Jacques Cluzaud) sur la nature : Océans.

Un nouvel opus
Après les insectes (Microcosmos) et les oiseaux (Le Peuple migrateur), Jacques Perrin nous emmène au coeur des océans, au plus près de leurs habitants, pour nous faire ressentir une émotion comme rarement une caméra en aura capturé. 3 ans de préparation et 4 ans de tournages parfois en conditions extrêmes nous permettent de nous émerveiller désormais devant la beauté infinie de la nature.


A point nommé
2010, vous le savez, c'est l'année internationale de la biodiversité. Ce sera également sans aucun doute une année importante pour l'avancée de la pêche durable en France :
- 1ere pêcherie française éco-certifiée MSC : pour bientôt
- Pour la 1ere fois en France, "Les jours bleus", une action de sensibilisation à la pêche durable et à la promotion du MSC, orchestrée par Carrefour et avec Labeyrie, Connétable et Findus : ici, qui début aujourd'hui et jusqu'au 23 février

Voilà une bien belle façon de commencer l'année que cette "symphonie marine", merci M. Perrin.

Pour aller plus loin, le site du film, sublime : http://oceans-lefilm.com/
Pour aller voir le film, sur Allocine

jeudi 3 décembre 2009

Relais & Châteaux passe à la pêche durable

La bonne nouvelle du jour : Relais & Châteaux, la chaine de luxe d'hotellerie et restauration, présente dans 57 pays avec 475 sites, fait un pas vers la pêche durable.

Les chefs de cette illustre chaîne ont ainsi décidé de bannir le thon rouge de leurs cartes et menus, suite à la décision de l'ICCAT de réduire fortement les quotas de pêche de cette espèce à partir de 2010. Si les quotas passent ainsi de 22000T à 13500T, la pêche illégale porte ce total à près de 50000T et est donc responsable du déclin dangereux de cette espèce emblématique. Tout au long de 2010, les chefs de Relais & Châteaux souhaitent également aller plus loin et arrêter de proposer des espèces en danger ou surpêchées, tout en communiquant leurs choix aux consommateurs.

Voici une belle initiative dans la restauration où les produits de la mer durables restent encore un peu à la peine. Plusieurs restaurants au Royaume-Uni, Hollande et aux Etats-Unis sont déjà certifiés MSC et proposent et communiquement auprès de leurs clients. A ce jour, toujours aucun restaurant certifié MSC en France. Mais peut-être Relais & Châteaux lancera-t-il le mouvement ? Espérons-le, d'autant plus que l'offre en produits de la mer pêchés durablement ne cesse de croître, ainsi le thon rouge peut facilement être remplacé dans les menus par le thon germon du Pacifique, bientôt certifié MSC !

Comme on dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières !

Quelques liens :
- Sur Ushuaia : l'article
- Dans Le Progrès
- Le site de Relais & Châteaux (maintenant on peut y aller !)
- Sur DéveloppementDurable.com

Thomas

mercredi 23 septembre 2009

Pas de coup de "thonerre" pour le thon rouge

Le thon rouge ne sera pas sauvé par l'Europe, article du Monde du 21.09

Alors que la population de thon rouge apparaît décimée par la surpêche, ce poisson ne sera pas sauvé par l'Union européenne. Les gouvernements de l'UE étaient appelés lundi à se prononcer sur une proposition de la Commission européenne visant à en interdire tout commerce, et donc toute pêche. Proposition qu'ils ont rejetée.

Avant le vote, la Commission avait pour sa part "exprimé ses vives préoccupations quant à l'état des stocks qui déclinent rapidement après des décennies de surpêche". Tous les pays riverains de la Méditerranée se sont prononcés contre l'interdiction. "Il n'y a pas eu de vote formel, mais un tour de table au cours duquel la Commission a compris que sa proposition n'aurait pas la majorité", a-t-on précisé de source diplomatique.

Bruxelles proposait de coparrainer une proposition de Monaco d'inscrire le thon rouge, pêché surtout en Méditerranée, sur l'annexe I de la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), à titre provisoire, en attendant les prochaines évaluations scientifiques de l'état des stocks de thon. De nouvelles informations sur l'état des ressources seront publiées lors de la prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l'Atlantique (Iccat), prévue en novembre.

Lors du tour de table, de nombreux Etats ont estimé qu'il était "prématuré pour l'UE de coparrainer cette proposition" et qu'il valait mieux attendre "et écouter les scientifiques", a précisé un diplomate sous couvert d'anonymat. Une fois l'avis des scientifiques publié en novembre, la Commission aura encore le loisir de faire une nouvelle proposition aux gouvernements européens, a-t-il estimé.

"C'est désormais à l'Iccat d'assumer sa pleine responsabilité pour assurer la reconstitution des stocks de thon rouge", a commenté le commissaire européen à la pêche, le Maltais Joe Borg, tandis que son collègue en charge de l'environnement, le Grec Stavros Dimas, a dit "regretter" le blocage des gouvernements européens.

L'organisation écologiste Greenpeace a appelé les gouvernements européens à "écouter les scientifiques". "L'attitude bornée des gouvernements méditerranéens risque de conduire à l'extinction du thon rouge et de laisser les pêcheurs les mains vides en quelques années à peine. Mais des pays comme Malte et l'Espagne sont de plus en plus isolés", a commenté Saskia Richartz, responsable européen pour les océans chez Greenpeace.

jeudi 16 juillet 2009

La 50e pêcherie éco-certifiée MSC

Il s'agit de Pelagic Freezer-trawler Association pour le maquereau. France pélagique devient donc la 1ere pêcherie française certifiée !

Sur le site MSC msc.org: "Certified sustainable fisheries reached a new milestone today as the 50th fishery received its Marine Stewardship Council certification. The Pelagic Freezer-trawler Association (PFA) North East Atlantic mackerel fishery has been awarded the MSC certificate following a rigorous 17-month independent assessment.

Gerard van Balsfoort, president of PFA says: “Acquiring the MSC certificate for our mackerel fishery fits perfectly well in our ambition to be competitive and to have a sustainable fisheries operation at the same time".

The PFA North East Atlantic mackerel fishery comprises 27 freezer-trawlers owned by ten companies from six EU-countries. The vessels catch mackerel using single and pair pelagic midwater trawls and land approximately 60,000 metric tonnes of North East Atlantic mackerel. This is approximately 15% of the Total Allowable Catch (TAC) set for this fishery and 25% of the European Union's share in this TAC.

The North East Atlantic mackerel stock is assessed as being within safe biological limits and PFA has successfully introduced management measures to reduce undesired by-catches to low levels. An example is the ban on high grading for all PFA vessels, which has been an internal policy of the PFA since 2000. As part of the certification, however, PFA will take further management action with respect to the monitoring and reduction of undesired catches.

The mackerel fishery is the second PFA fishery to get certified. Its North Sea herring fishery was already awarded MSC certification in 2006.
Rupert Howes, Chief Executive of the MSC says: “I am delighted to welcome the 50th MSC certified fishery. With the certification of their herring fishery in 2006, PFA has been instrumental in driving the certification of the North Sea pelagic fisheries [2]. I am pleased I can now congratulate them with the certification of their second and the MSC's fiftieth certified fishery".

En parallèle, Bruxelles étudie le lancement d'un écolabel européen pour la pêche. Pourquoi pas, si ce n'est pas source de confusion encore plus grande pour les consommateurs.

Thomas

jeudi 18 juin 2009

Le guide des sushis... responsables !

Salut

Saluons l'initiative de Mes Courses Pour la Planète, qui a lancé à l'occasion des journées de la mer le Guide des Sushis Responsables. Tout pour se laisser entrainer dans les Shake, Ikura, Saba et autres Aji (Chinchard, cf un post précédent)

A mettre dans son portefeuille impérativement !
Thomas

jeudi 14 mai 2009

88% des stocks de poisson européens surexeploités !

C'est la nouvelle mode : il faudrait tout manger bio, local, frais et de saison. Certains affirment même que manger local et frais serait "mieux pour la planète" que manger bio. J'aimerais nuancer ici ce message qu'on nous ressasse désormais à toutes les sauces.

L'objectif principal de manger local et frais est de réduire l'empreinte carbone de ce que nous mangeons. Cette empreinte est composée en grande partie des "kilomètres alimentaires" parcourus par nos fruits et légumes importés de l'autre bout de la planète (objectif "local"), de l'énergie utilisée pour les produire sous serre hors saison (objectif "saison") et la surgélation (objectif "frais"), des engrais et pesticides (objectif "bio").

En effet, cela a un sens sur plusieurs produits pour lesquels ce choix est relativement facile à mettre en oeuvre : éviter de manger des fraises en hiver semble du bon sens et manger bio est bon pour la santé. La question de la surgélation est plus incertaine, puisque ce mode de conservation énergivore permet cependant de réduire les gaspillages de produits alimentaires détruits car périmés ou abîmés (qu'on estime à 1/3 ! ; voir un message précédent sur la campagne actuelle de l'Instituto Akatu au Brésil). Pourquoi ne pas plutôt promouvoir les énergies renouvelables, comme par exemple des panneaux solaires obligatoires sur tous les toits des entrepôts de stockage de surgelé ?

Il est cependant important à mon sens de ne pas céder aux sirènes de la panique climatique. D'autres enjeux, s'ils sont moins médiatisés, n'en sont pas moins importants pour l'avenir de la planète: les ressources naturelles, la biodiversité, la pollution. Si la biodiversité s'effondre, les bouleversements induits seront de même magnitude que si le climat s'emballe (et les deux ne sont pas incompatibles...) L'empreinte écologique au sens large devrait être la référence à la place de l'empreinte carbone.

Dans ce débat, les produits de la mer sont un cas particulier.. Les enjeux prioritaires dans ce domaine sont les ressources naturelles halieutiques et les écosystèmes marins : aujourd'hui, on pêche n'importe quoi, en trop grande quantité, et n'importe comment.

Les écosystèmes marins sont fragiles et méconnus. On sait seulement qu'il y a des seuils au-delà desquels les changements deviennent irréversibles, comme l'effondrement du stock de cabillaud de Terre Neuve au début des années 90 et qui, malgré l'interdiction de pêche depuis plus de 15 ans, est à un niveau inférieur aujourd'hui à celui de 1990. Il est plus urgent de consommer des poissons durables que de réduire les gaz à effet de serre de cette activité.

La solution à ces enjeux ne réside pas dans la consommation locale : dans son livre vert de la Politique Commune de Pêche publié en avril, la Commission Européenne reconnait que 88% des stocks halieutiques européens sont surexploités ! De même, sur 41 pêcheries certifiées MSC dans le monde, vous n'en trouverez aucune en France. Les 2 premières pêcheries françaises viennent de se lancer dans la certification, mais ne l'ont pas encore. En clair, si vous voulez du poisson écolabellisé, ce n'est pas du local.

D'autant plus que la France, comme toute l'Europe, est déficitaire en produits de la mer. La France ne pêche et produit que 36% de sa consommation. Manger exclusivement local signifierait diviser notre consommation de poisson par 3. Compte-tenu de leur bénéfice-santé, cela semble déraisonnable : leurs bienfaits dépassent largement les seuls omega 3, puisqu'ils sont également riches en vitamines diverses (B, D, E, etc) et en oligo-éléments non moins variés (phosphore, iode, sélénium, etc). Leur consommation nous est indispensable.

Après avoir épuisé les possibilités de consommation locale de produits durables, il faut alors importer, et importer durable svp. Si c'est en poisson frais, c'est forcément par avion, et là les gaz à effet de serre s'envolent. Ce sera donc en surgelé pour utiliser le transport maritime, faiblement émetteur de gaz à effet de serre par tonne de marchandise transportée.

Nous voyons donc qu'il faut faire attention à ne pas généraliser de façon excessive le concept du local, frais, de saison. En ce qui concerne certaines catégories comme les produits de la mer, il s'agit d'intégrer des objectifs plus globaux. La solution préférable, par ailleurs validée en terme carbone par plusieurs études de cycle de vie, est le choix du surgelé par porte-containers (un container de poissons serait, en cas d'accident, et selon des sources sûres, moins polluant qu'une marée noire ;-)).

Quand vous achetez du poisson, demandez donc plutôt à votre poissonnier :
- Si le poisson n'est pas une espèce en danger (thon rouge, mérou)
- Si le stock n'est pas surexploité (cabillaud de Mer du Nord)
- S'il respecte les tailles minimales de pêche(n'achetez pas de juvéniles de barbue, saint-pierre, langoustines, ou de n'impore quel autre poisson)
- Si la pêcherie est éco-certifiée MSC
- Si le mode de pêche est respectueux des écosystèmes
- et... bien sûr s'il est frais ;-)

Thomas

mardi 7 avril 2009

Le Grenelle de la mer va-t-il changer les choses ?

Cette semaine, bonne nouvelle : le Grenelle de la mer se met en action avec la première réunion des groupes de travail.

Le Grenelle de la mer, c'est donc :
- 1 objectif : définir la stratégie nationale pour la mer et le littoral, en
identifiant des objectifs et des actions à court, moyen et long termes
- 4 groupes de travail aux noms poétiques : La délicate rencontre entre la terre et la mer ; Entre menaces et potentiels, une mer fragile promesse d’avenir ; La mer, une passion à partager ; Planète mer : inventer les nouvelles régulations.
- 5 collèges : Etat, Elus, Partenaires sociaux (employeurs et salariés), associations de protection de l’environnement
- 4 étapes : 1ère étape – Mars - Préparation méthodologique et organisationnelle ; 2ème étape – Avril et mai - Concertation entre les acteurs au sein des groupes de travail ; 3ème étape – Juin - Phase de consultation des Français ; 4ème étape - La table ronde finale se tiendra fin juin / début juillet

Pour aller plus loin :
- Le site officiel du Grenelle de la mer
- Le dossier de presse

Oui mais pendant ce temps... la France a été inscrite par le Congrès américain sur une liste noire comprenant la Libye, Panama, la Chine, la Tunisie et l'Italie, en raison de son incapacité à contrôler la pêche illégale en Méditerranée.
L'article intégral sur Le Figaro Vert

Alors, ce Grenelle va-t-il vraiment changer les choses ? Va-t-on enfin arrêter de vider les mers, toujours plus loin toujours plus profond ? Rendez-vous en Juin pour la phase de consultation, puis pendant l'été pour constater les mesures préconisées...

mercredi 4 mars 2009

Enfin ! 2 pêcheries françaises sur la voie de la certification MSC

Février a marqué un tournant dans l'écolabellisation des produits de la mer en France. En effet, 2 pêcheries françaises se sont embarquées dans la certification MSC, en confiant le processus de certification à un organisme extérieur. C'est en effet un critère important du code de la FAO, qui est appliqué par le MSC dans sa démarche.

L'article : ici

Si la certification est attribuée, nous devrions donc voir sur les étals du lieu noir et de la sardine de bolinche certifiés MSC. Au-delà, c'est bien sûr une bonne nouvelle pour tous les promoteurs des produits de la mer durables, puisque cela, couplé à l'ouverture d'un bureau du MSC en France à l'automne, contribuera à faire connaître ce label auprès des consommateurs français.

Voici les liens vers les pages de ces pêcheries sur le site MSC :
- Euronor (lieu noir)
- Sardine de Bolinche de Bretagne

Thomas

mardi 13 janvier 2009

Le chinchard fait du bien au porte-monnaie et à votre santé !

Ce week-end, j'ai découvert un poisson que je n'avais jamais gouté : le chinchard.


Le chinchard : késako
C'est un poisson "bleu", cousin du maquereau. Il répond au doux nom scientifique de Trachurus trachurus. On le pêche en France, mais il est très peu consommé dans notre pays pour une raison qui m'échappe : seulement 197 tonnes par an en frais contre 4900 tonnes pour le maquereau, alors que nous en exportons 6000 tonnes. Il est également un peu consommé en sashimi. Pour tout savoir sur l'espèce, le site Fishbase est la référence.

Un prix imbattable et un goût sympathique
Me voilà donc à acheter 2 chinchards sur le marché, pour un prix total de 2.10 euros En papillottes avec un filet d'huile d'olive et de citron et hop au four. Sa chair est ferme et légèrement brune, au goût moins prononcé. Le tout est très agréable, et nous avons même pu faire un repas supplémentaire chinchard froid vinaigrette, très bien aussi.

C'est de la vitamine
Autre intérêt du chinchard : c'est une des espèces qui contient le plus de de vitamine D (si vous voulez vraiment le chiffre c'st 48µg/100g de poisson). Et ça c'est bon pour la santé : pour tout savoir sur la vitamine D, rendez-vous sur Wikipedia

Un peu de changement !
Evidemment, impossible de parler poisson sans parler d'environnement. Le chinchard est pêché en Atlantique Nord Est, et le WWF le classe dans son guide dans les espèces acceptables à consommer avec modération (non, n'en mangez donc pas tous les jours) que l'on peut trouver ici : site Pour une pêche durable
Par ailleurs, rien de tel pour préserver l'environnement que de diversifier les espèces que l'on cuisine. Un peu de chinchard, un peu de saumon (sauvage écolabellisé évidemment), etc. Cela permet de ne pas épuiser une espèce parce que tout le monde mange toujours la même (comme le cabillaud).

En résumé, le chinchard c'est :
- pas cher
- bon
- bon pour la santé

Elle est pas belle la vie ?
A bientôt

lundi 15 décembre 2008

Le magazine Elle se met à la crevette durable !

Dans son numéro du 8 décembre, Elle, ze fameux magazine, se met à la crevette durable. Un petit article bienvenu à l'approche des fêtes, avec toutes les bonnes adresses pour les dénicher :

L'article par Danièle Gerkens
"ADOPTEZ LA BONNE CREVETTE-ATTITUDE !"

"La crevette, victime de son succès
Roses ou grises, on les adore ! Oui, mais voilà, l’élevage de ces délicieuses petites bêtes est accusé d’abîmer la planète. Mode d’emploi écologiquement et gastronomiquement correct, pour déguster quand même.

L’option « crevette responsable »Impossible d’y renoncer ? Optez pour des crevettes ou des gambas «responsables» de Madagascar. Sur les étals, on vise :
> Les crevettes bio Oso : Elles sont vendues cuites entre 20 et 50€le kilo, selon le calibre, chez les bons poissonniers, ainsi qu’en barquettes préemballées chez Monoprix, au Lafayette Gourmet et à La Grande Epicerie de Paris.
Surgelées et crues, elles sont chez Auchan, Intermarché et Système U (environ 20€le kilo).
> Les crevettes Nossi-Bé Label Rouge : Chair savoureuse, carapace intacte, traçabilité… Crevettes et gambas sont vendues aux rayons libres-services frais et surgelés chez Picard et dans les grandes et moyennes surfaces (de 20 à 35€le kilo).
> Les Black Qwehli : Présentées dans un écrin noir, elles ont conquis le chef Pascal Barbot. Cuites vapeur, vapeur agrumes ou fumées, elles sont vendues en barquettes préemballées à La Grande Epicerie de Paris (9€les six).

Les bonnes idées des chefs
> Hachées : en tartare cru ou cuit relevé de jus de citron vert, de coriandre, de piment d’Espelette et curry doux, servi avec une purée d’avocat au Tabasco, sel et jus de citron. A manger avec une salade d’herbes fraîches : cerfeuil, menthe, estragon… (Jean-François Piège).
> En consommé : faire pocher les têtes avec citronnelle + feuilles de lime + coriandre + sel + poivre. Servir le consommé filtré bien chaud sur les queues décortiquées (Alain Passard).
> Acidulées : faire sauter les queues crues à l’huile d’olive, puis les servir sur une brunoise de concombre et une réduction de jus de pamplemousse (Pierre Gagnaire)."

Pour aller plus loin:
- OSO Crevettes Bio de Madagascar
- Nossi-bé Crevettes Label Rouge
- Black Qwehli